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CULTURE/Liberté de la presse : Journalistes ivoiriens et leurs partenaires pour sauver l’environnement

Le monde entier célébrait, hier vendredi 3 mai 2024, la 31e Journée mondiale de la liberté de la presse. En Côte d’Ivoire, les journalistes ivoiriens et leurs nombreux partenaires, se sont engagés à sauver l’environnement.

‘’La presse au service de la planète : le journalisme face à la crise environnementale’’, était le thème de cette année où une centaine de journalistes ivoiriens ont pris des engagements. A l’instar de toutes les années passées, les acteurs de la presse ivoirienne, ont fait la marche de liberté dans l’exercice de leur fonction. Les événements se sont déroulés à Cocody, et précisément au sein de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI).

Au cours de la cérémonie officielle, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ; l’Intersyndicale du secteur des médias de Côte d’Ivoire (ISMCI) ; le Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) ; l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ; l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire ; et le ministère de la Communication, ont mis les journalistes ivoiriens en mission. 

Et c’est justement ce qu’a fait le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, représenté par son directeur de cabinet, Jean Martial Adou. « Vous vous êtes engagés à jouer un rôle crucial dans la construction d’un avenir durable pour tous et vous avez raison. Merci de continuer à produire des contenus d’informations et de sensibilisation des populations. Et surtout merci de passer à l’action. La Côte d’Ivoire est résolument engagée à adopter les réformes réglementaires et institutionnelles indispensables à une gestion efficace des impacts climatiques », a appelé ce dernier, au nom de son ministre. Il a également rassuré les hommes des médias que le gouvernement est disposé à les accompagner dans leurs différentes missions.

Pour sa part, la diplomate américaine, Jessica Davis Ba, a rassuré sur le soutien de son pays dans la lutte pour une presse libre, indépendante et professionnelle. Pour elle, l’un des fondements de la démocratie, est la présence d’une presse forte dans chaque pays. « La liberté de la presse n’est pas seulement le droit humain fondamental. C’est aussi la pierre angulaire de la bonne gouvernance », a-t-elle indiqué. Saluant la signature, cette semaine, avec le gouvernement ivoirien, un protocole d’accord visant à lutter contre la manipulation de l’information. 

Pour sa part, Jean-Claude Coulibaly, président de l’UNJCI, a indexé l’Homme en tant que principal responsable de la dégradation de l’environnement. C’est donc à ce niveau, selon lui, que le journaliste intervient. « C’est à ce niveau que les médias devront jouer leur rôle de lanceurs d’alerte, de sensibilisation et d’éducation des masses, en attirant l’attention sur les actions et comportement qui mettent péril, l’écosystème de la terre-mère », a signifié Jean-Claude Coulibaly. 

Et même s’il a salué les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire en terme de liberté de la presse, avec une 54e place mondiale, le président de l’UNJCI a surtout alerté sur les dangers qui guettent les acteurs des médias avec 521 professionnels qui ont, selon Reporter sans frontière, passé l’année 2024 derrière les barreaux. 

Abou ZEID

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