- Ecrit par : Konan Kouakou Constant
- 17/04/2024 12:19
ECONOMIE/Forum Cap Green : Jacques Assahoré invite le secteur privé à lier les objectifs environnementaux au développement durable
Le ministre ivoirien de l'Environnement, du développement durable et de la transition écologique, Jacques Konan Assahoré, a invité les entreprises du secteur privé à lier leurs objectifs environnementaux aux objectifs du développement durable.
C'était à l'occasion de la première édition du Forum "Cap Green" qui se tient du 16 au 17 avril 2024 au siège de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), au Plateau.
Selon le ministre, les conséquences négatives liées au réchauffement climatique sur l'économie ivoirienne n'est plus à démontrer. Car, à l'écouter, si rien n'est fait pour revoir à la baisse les émissions de Gaz à effet de serre (GES) le PIB de la Côte d’Ivoire sera réduit de 13% d'ici 2050.
Et c'est justement dans le but de faire face à cette problématique que le président Ouattara, selon le ministre, qui ambitionne de réduire 30,41% les émissions de GES d'ici 2030, a entrepris plusieurs démarches. L'objectif de cette démarche selon Jacques Assahoré, c'est de parvenir à accroître la résilience des populations dans des activités telles que l'agriculture, les ressources en eau, l'aquaculture et l'élevage, les forêts et l'utilisation des terres et la santé et les zones côtières. Sue la question de financement des entreprises pour affronter les effets du changement climatique, l'Etat ivoirien devra mobilier 22 milliards de dollars d'ici 2030. "Il est clair que les ressources publiques ne suffiront pas à elles seules, à répondre à ces immenses besoins. Il faudra changer complètement de logiciel de pensée, et tout ceci a un coût. Et le gouvernement attend que le secteur privé face preuve d'audace et prenne des initiatives pour accompagner l'Etat", a-t-il appelé, en présence de Sidi Tiémoko Touré.
Soulignons que cette première du Forum Cap Green a pour thème : "Cap Green, de la vision à la transition : structuration et accélération des mécanismes de financement et d'investissement verts". Ainsi donc, il était question pour le secteur privé de chercher des moyens pour avoir des financements dans le but de suvivre. Et ces financements ne peuvent être trouvés que lorsque ces entreprises prennent en compte, dans la rédaction de leur projet, les aspects environnementaux et du développement durable. C'est justement dans ce cadre que le vice-président de la CGECI, Lamine Koné, a invité les entreprises à adopter un meilleur management. "Aujourd'hui, un meilleur management de l'énergie contribue à renforcer la culture et l'image de l'entreprise mais aussi son efficacité en général. L'excellence énergétique devient ainsi un vecteur qui augmente la compétitivité des entreprises", a-t-il expliqué.
Plusieurs panels se tiennent depuis le premier jour et ce forum se termine ce mercredi 17 avril.
Abou ZEID