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POLITIQUE/Depuis Yopougon, Assalé Tiémoko trace les contours d’une “Société de Confiance” pour une Côte d’Ivoire réconciliée

Ce samedi 26 avril 2025, la célèbre commune de Yopougon a vibré au rythme d’un rassemblement politique majeur. Devant une foule venue nombreuse, le président de l’Alliance pour une Démocratie Citoyenne et Inclusive (ADCI), Assalé Tiémoko, a prononcé un discours puissant et sans détour, dressant un diagnostic sans complaisance de la situation socio-politique et morale de la Côte d'Ivoire.

Dès les premières phrases, Assalé Tiémoko a planté le décor : il n’est pas venu pour juger les anciens présidents ni ressasser les échecs du passé, mais pour parler d’avenir, de peuple et de renaissance. « Nous venons de planter une graine dans votre conscience », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de rompre avec des décennies marquées par « la médiocrité, la violence, la division ethnique et les injustices ».

Le président de l’ADCI a livré un tableau sombre du pays : corruption endémique, jeunesse désabusée, institutions discréditées, administration inefficace et politisée, et système éducatif en détresse. Il a dénoncé l’instrumentalisation de la justice, la manipulation électorale et le poids démesuré du clanisme dans les sphères de l'État.

Particulièrement poignant, son hommage à l’enseignant Ghislain Dugarry, emprisonné pour avoir exercé son droit de grève, a illustré les dérives autoritaires du système actuel. Il a également dénoncé la persistance d’une loi de 1995 qui « tue dans les faits le droit de grève en Côte d’Ivoire ».

Face à cette situation, Assalé Tiémoko a présenté une vision audacieuse : la création d’une « Société de Confiance », fondée sur la justice, la méritocratie, la transparence et le respect des droits fondamentaux.

Dans cette société, a-t-il martelé, « il n’y aura plus d’emplois réservés aux militants ou aux enfants de riches, plus de concours vendus, plus de citoyens brutalisés en pleine nuit, plus de privilèges fondés sur l’ethnie ou l’appartenance politique ».

Il a promis une réorganisation de l’État : suppression du Sénat, rationalisation des institutions, responsabilisation des dirigeants et recentrage de l’action publique sur l’intérêt général.

Dans un souci d’équilibre, Assalé Tiémoko a salué certaines réalisations du régime actuel, notamment en matière d’infrastructures et de stabilité. Mais il a mis en garde : « La stabilité ne suffit pas si elle ne garantit pas l’égalité, la justice et la dignité pour tous. »

À six mois de l’élection présidentielle, le leader de l’ADCI a lancé un vibrant appel au peuple ivoirien : refuser le fatalisme, exiger des institutions fortes, et s’engager activement dans la construction d’une nation réconciliée. « Nous refusons d’être esclaves sur notre propre terre », a-t-il clamé sous les acclamations.

Avant de conclure, Assalé Tiémoko a donné rendez-vous à ses partisans à Yamoussoukro pour « écrire une nouvelle page de la Côte d’Ivoire ». Un message porteur d’espoir pour ceux qui rêvent d’un pays où chaque citoyen a sa place, sans distinction.

Sidibé Adama

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