- Ecrit par : Konan Kouakou Constant
- 07/12/2023 08:10
POLITIQUE/An 30 décès Houphouët Boigny : 5 choses à savoir sur le père de l’indépendance
Le 7 décembre est une date historique pour la Côte d’Ivoire. Pour cause, le père de la nation, Félix Houphouët Boigny a rendu l’âme à cette date, il y a trente années de cela. Comme un cours d’histoire, la rédaction de LE SURSAUT avec le dictionnaire Larousse, proposent 5 choses importantes à savoir sur ce grand homme politique qui a marqué l’histoire africaine.
Houphouët, chef à son jeune âge
Originaire d'un petit royaume akouè, il est le fils d'un dénommé Houphouët qui lui donne à l’origine comme prénom Dia, pouvant signifier dans sa langue, « prophète » ou « magicien ». Le nom de son père provient du baoulé.
Un nom donné aux enfants nés aux abords d'un village ou dans une famille où plusieurs enfants sont morts successivement avant sa naissance. À son nom d'origine Dia Houphouët, il ajoute postérieurement le nom Boigny signifiant « le bélier » en baoulé.
Dia Houphouët-Boigny est le petit-neveu de la reine Yamousso et du chef du village, Kouassi N'Go. Lorsque ce dernier est assassiné en 1910, le jeune Dia est appelé à lui succéder à la tête de la chefferie. En raison de son jeune âge, son beau-père Gbro Diby (son père étant déjà mort) devient régent.
Un médecin engagé (1925-1939)
Devenu « médecin africain » au sein de l’Assistance médicale indigène, il est reconnu par ses supérieurs pour sa disponibilité, sa curiosité universelle, mais est aussi décrit comme très sûr de lui sous des dehors réservés. De plus, ses activités syndicales déplaisent. Promu en 1929 à Abengourou, sur un poste jusque-là réservé aux Européens, il s’y insurge contre les injustices faites aux planteurs africains de cacao avec l’assentiment de l’administration coloniale et publie en 1932 son premier article engagé, « On nous a trop volés », dans un éditorial socialiste, « Le Trait d’union ». Comme ses interventions publiques se multiplient, son chef de service finit par lui demander de choisir entre sa profession et son engagement dans la politique locale.
7 Août 1960, Père de l’Indépendance
Jour de l’Indépendance de la Côte Félix Houphouët Boigny a
Félix Houphouët-Boigny était un homme politique ivoirien qui a été le premier président de la République de Côte d'Ivoire, de 1960 jusqu'à sa mort en 1993. Il a également été l'un des pères fondateurs de l'Union africaine.
Houphouët-Boigny est considéré comme le père de la nation ivoirienne pour son rôle dans l'indépendance et son leadership lors de la construction de la Côte d'Ivoire moderne. Il a été un fervent défenseur de l'unité nationale et a réussi à maintenir la stabilité politique et économique du pays pendant de nombreuses années.
Le « Sage de l’Afrique »
Cette image d’homme de paix est aussi celle qu’il projette à l’extérieur par une politique internationale pourtant non dénuée d’ambiguïtés. Fervent partisan de la coopération interafricaine, il prône, au sein de l’OUA (Organisation de l’unité africaine → UA) le respect des frontières héritées de la colonisation. Mais son soutien inconditionnel au bloc occidental le conduit pourtant à soutenir la sécession du Biafra contre le gouvernement socialiste du Nigeria, entre 1964 et 1970. C’est dans la même logique qu’il finance, dans la guerre civile qui déchire l’Angola à partir de 1975, l’Unita contre le MPLA aidé par l’URSS et Cuba. En Afrique du Sud, d’un même élan il dialogue avec le gouvernement raciste de l’apartheid et finance ses opposants de l’ANC.
Prix Félix Houphouët pour la recherche de la Paix
Cet homme politique était reconnu pour son engagement pour la Paix en Afrique et en Côte d’Ivoire. Il a ainsi procédé à la création d’un prix pour la recherche de la Paix.
Houphouët-Boigny était un médiateur actif dans les conflits et les crises sur le continent, et il a contribué à résoudre plusieurs conflits régionaux, notamment en Guinée-Bissau, au Liberia et en Angola. La première personnalité à recevoir ce prix était bel et bien Nelson Mandela pour ses actions menées en Afrique du Sud. Le prix comprend un chèque de 122 000 euros à répartir au besoin entre les récipiendaires, une médaille d’or et un diplôme. Il est décerné par un jury international composé de onze personnalités originaires des cinq continents et présidé par Henry Kissinger, ancien secrétaire d’État américain.
Sandra Kohet